Je n'ai plus de batterie, je quitte momentanément la scène. Pendant ce temps, un scènario fou se déroule dans la station de métro La Chapelle. En effet, les forces de l'ordre font rentrer les migrants de force dans le métro, direction Nation, destination...
Les migrants encerclés dans le square. Des renforts de gendarmerie arrivent par la rue Stephenson. Je discute avec deux jardiniers de la ville de Paris qui assistent au spectacle, dépités. Ils me disent qu'ils ont été dépêchés sur place afin "d'effacer...
Rue Affre, devant l'église Saint-Bernard, la chaleur est pesante, le thermomètre affiche déjà plus de 30°. Des repas sont distribués par des bénévoles et surtout de l'eau. Je discute avec une bénévole qui me confie, bien triste, qu'une riveraine est venue...
Retour en photos sur l'interminable errance des "migrants de la Chapelle" au début juin 2015, depuis le démantèlement du camp du pont Saint-Ange jusqu'au jardin d'Éole, en passant par la halle Pajol, le bois Dormoy et la caserne de Château Landon. Mardi...
Monsieur le ministre de l’Intérieur Monsieur le Directeur général de l’OFII Monsieur le Directeur général de l’OFPRA Madame le Maire de Paris Lettre ouverte au Ministre de l’Intérieur Copie au Directeur général de l’OFPRA et de l’OFII, à la Maire de Paris...
Dans la soirée, c'est l'incertitude, les migrants sont en partie libérés, il semble que d'autres ont été emmenés au centre de rétention de Vincennes. Petit à petit, migrants et soutiens se retrouvent sur l'esplanade Nathalie Sarraute. Certains migrants...
C'est l'assaut final. Les forces de l'ordre gazent le groupe de réfugiés. Mais le vent, taquin lui aussi, se charge d'en faire largement profiter les policiers. Les migrants sont chargés dans les cars, toujours comme du bétail…
La suite va voir une multitude de tentatives d'assaut de la police. La mobilisation des soutiens commence à porter ses fruits, la foule grandit sur l'esplanade. Des renforts policiers arrivent. Des élus sont empêchés de rejoindre le groupe par les po...
Un mouvement se forme, les élus et des militants se placent en première ligne pour faire barrage devant les migrants. Sur le coté, un soutien prend à partie les CRS qui tentent sans ménagement et sans succès de le sortir du groupe.
Deux cars de police se tiennent toujours prets à transporter les migrants, mais où? L'endroit est relativement calme, les soutiens arrivent peu à peu.
Les migrants et leurs soutiens s'engouffrent dans la rue du Département et tournent ensuite dans la rue Pajol, le pas s'accélère. Gendarmes et policiers sont à la traine.
Arrivés place de la Chapelle, les migrants se rebiffent et font un sitting sur la chaussée au débouché de la rue Marx Dormoy sur la place de la Chapelle. Les policiers repoussent les migrants à coups de bouclier devant des passants médusés.
Les migrants dorment finalement sur place, sans matelas et presque aucunes couvertures. Pendant ce temps, l'église Saint-Bernard est toujours sous "bonne" garde.
Les gendarmes évacuent migrants et militants, souvent de force, sous les huées de l'assistance. Un photographe de presse est brutalement sorti du gymnase par les forces de l'ordre et est sommé de justifier sa qualité.
On ne dit pas aux migrants quelle destination leur est réservée. Malgré les protestations des migrants, le déplacement commence.
Les migrants sont encerclés par les gendarmes et les policiers, plaqués contre la grille du square de Jessaint. Quelques élus EELV et PC des 10e et 18e arrondissements arrivent sur place.
le cortège se met en route, descend la rue Saint-Bruno et tourne rue Stephenson. Les migrants commencent à scander "freedom, liberté!". Les forces de l'ordre poussent les migrants comme du bétail, ce n'est pas un cortège, c'est une transhumance.
Les plus récalcitrants sont trainés de force au sol. Un migrant est très violemment plaqué contre les grilles de l'église Saint-Bernard par cinq gendarmes. Rappelons que son seul crime est d'avoir fuit son pays en guerre et d'avoir voulu sauver sa pe...
La rue Stephenson est investie par le groupe. Ironie, le pont Saint-Ange est en ligne de mire. Des migrants restés à l'écart et des militants jugés trop véhéments sont repoussés et menacés par des gendarmes. La chaleur est étouffante, il fait 35°, à...
Un grand nombre de policiers et de gendarmes mobiles bouclent à présent le quartier. Les migrants sont encerclés et repoussés dans le Square Saint-Bernard-Saïd Bouziri.
Les migrants sont poussés sur le pont de Jessaint en direction de la place de la Chapelle. Les fourgons de police et de gendarmerie suivent, les soutiens et quelques journalistes sont maintenus en arrière, d'autres sont restés dans le groupe.
Quelques voitures de polices prennent discrètement position dans les rues adjacentes, ici à l'angle des rues Affre et Cavé. Autours de l'église Saint-Bernard, pas de mouvements, les rondes continuent.
Le quartier de la Goutte d'Or s'éveille et découvre l'installation des migrants qui sont déjà réveillés. Une distribution de vivre commence. Tout cela se joue devant les forces de l'ordre qui entourent toujours l'église Saint-Bernard. La météo annonce...
Des véhicules de police arrivent, échanges entre policiers. la distribution du petit-déjeuner se poursuit.
Le gymnase est évacué, les grilles sont fermées.